• Le temps du bilan

    L'été est déjà bien entamé (bon sang, on est déjà début août ?!), il est temps de faire un petit bilan de cette première année d'IEF. Alors quelles ont été ces craintes et appréhensions qui nous ont si longtemps fait hésiter et quelles impressions avons nous avec le recul de cette première année.

                                          L'organisation de l'instruction

    C'est l'un des petits points un peu négatifs de cette année. Question de choix pédagogiques. Je partais assez confiante dans le unschooling. Convaincue que ma Fée, après avoir été récupérée à la petite cuillère de l'école, avait besoin de calme et de liberté et que, par conséquent, la laisser apprendre par elle même et pourvoir à mesure à sa demande d'apprentissages serait le mieux. Je m'étais donc surtout renseignée sur cette "méthode". Force a été de constater que ce n'était ni pour moi ni pour elle. Peut être était elle trop imprégnée de scolarisation, je l'ai très vite trouvée désœuvrée, n'ayant goût à rien, devenant nonchalante et irrespectueuse, peut être que c'est moi qui n'ai pas su faire confiance et la laisser passer sa "crise" post scolarité mais un mois comme ça m'a suffit!! Tout à coup le unschooling m'a paru être la plus foireuse des idées du monde (je suis redevenue plus nuancée, je rassure les pratiquants!):

    - il était hors de question de laisser ma fille devenir une sauvageonne.

    - j'avais l'impression de me prendre bien plus la tête à surveiller ce qu'elle faisait et ce qu'elle pouvait bien en tirer d'instructif que si je lui faisait "l'école".

    Bref, définitivement le unschooling, je suis convaincue que ça correspond parfaitement à d'autres familles dont le mode et le rythme de vie le permettent, à d'autres enfants qui ont moins besoin de cadre pour être rassurés... Mais ce n'est pas pour nous!!

    Un temps de formel nous est nécessaire:

    - Fée est rassurée par ce temps quotidien qui lui est vraiment consacré. Elle avance vite et est demandeuse d'activités instructives,

    - Je peux suivre son évolution ce qui me permet de la laisser vraiment libre le reste du temps sans me prendre la tête ni la lui prendre à elle .

    Oui mais voilà. Du coup je me suis retrouvée sans programme, sans "cours", sans activités préparées et il a fallut assurer la transition! ça a donc été un petit peu galère, je me suis retrouvée à tout préparer en urgence, à fureter partout sur le net pour trouver des activités, à acheter des livres à en télécharger d'autres, le tout en m'occupant aussi des petits. J'ai dû passer pas loin du burn out à un moment donné tellement je me sentais nulle et incapable. Mais bon, cahin caha, nous avons passée honorablement l'année et, même si ce n'était pas très structuré, je ne pense pas que Fée ai de lacunes.

    Cette année sera donc organisée autour d'un programme de base reprenant à notre sauce les attendus de l'EN. ça ne nous empêchera pas de digresser en fonction des situations, des événements, des activités mais au moins nous auront une trame de référence.

    Conclusion:

    Je vois parfois passer sur certains groupes des messages allant dans le sens "avec internet on trouve tout donc: freestyle!", franchement, le freestyle c'est parfait pour le unschooling. C'est faisable pour le homeschooling sans cpc (effectivement la toile regorge de bons sites permettant de trouver quantité de choses intéressantes) mais ça prend énormément de temps en recherche et préparations. Je pense qu'avoir au minimum une bonne idée de ce qu'on va faire assez longtemps à l'avance permet une sérénité non négligeable. Selon moi, à moins d'avoir énormément de temps devant soit, il vaut mieux se prendre la tête quelques semaines au préalable pour se construire une bonne trame annuelle (mensuelle, trimestrielle... au choix.) et être tranquille d'esprit que de chercher des cours au dernier moment. En tout cas, pour ma part, j'ai trouvé ça compliqué.

    L'organisation générale; insérer l'IEF dans notre quotidien

    Deuxième point qui a nécessité de nombreux ajustements au départ. Déjà, conséquemment au changement de pédagogie, il a fallut trouver un temps pour faire du formel et déterminer quel créneau serait le mieux pour tous et que ni l'instruction, ni l'accueil des petits, ni le besoin affectif des uns et des autres, ni mon temps personnel n'en pâtissent. Nous avons vraiment trouvé notre rythme et une organisation qui roule à partir de fin novembre.

    Ensuite, après deux années  d'école, c'est bête à dire, mais il a fallut que Fée reprenne sa place dans le quotidien et ça a été une période un peu sensible pour nous deux... de son côté elle ne savait pas trop quoi faire et demandait beaucoup d'attention a des moments où moi, j'avais pris l'habitude d'être un peu tranquille. Il a fallut bien deux mois pour que nous nous réhabituions, qu'elle se réapproprie les temps du quotidien à la maison...

    Conclusion:

    Tout changement nécessite un temps d'adaptation et d'ajustement, passer de l'école à l'IEF n'y fait pas exception mais au final nous avons trouvé quelque chose qui nous convient et à présent, nous sommes ravis. J'aurais beaucoup de mal à faire le switch dans l'autre sens si elles en exprimaient l'envie tellement tout est devenu fluide.

                     Le rythme

    J'étais déjà assez consciente de l'éloignement du rythme scolaire avec le rythme réel des enfants, j'étais loin d'imaginer qu'il était à ce point aux antipodes.

    Premièrement, je ne sais pas comment l'éducation nationale réussi à tirer quelque chose le matin de petits tirés du lit et pressés par les parents pour commencer une journée à 8h30 mais pour ce qui est de ma marmotte, il est très compliqué de la mettre au travail avant 9h30 bien, bien, bien tassées. Elle est beaucoup plus encline à faire fonctionner sa cervelle en fin de matinée et début d'après midi. L'IEF nous a permis d'en prendre compte et  d'avoir un temps de travail fluide et plaisant.

    Ensuite, il parait évident que le temps passé à faire l'instruction à la maison est loin, loin du temps que les enfants passent à l'école. En 1h30 quotidiennes, on abattait une quantité de travail vraiment très importante. ce qui par conséquent m'amène à bien vouloir croire les enfants qui répondent "on à rien fait" quand on leur demande comment leur journée d'école a été occupée.

    Pour finir, nous nous sommes rendus compte d'une absolue nécessité d'une grande pause hivernale où le travail a été considérablement réduit voir, à un moment, suspendu. Ayant vu passé plusieurs blogs parlant de cette pause également, j'en conclue que faire travailler des enfants après les fêtes de fin d'années est à la limite du criminel!

    A cela on peut ajouter une grande amélioration de mon rythme personnel et professionnel: plus besoin de regarder la montre pendant le repas, de réveiller les petits pendant la sieste, de courir à l'école. Bref, un rythme plus agréable pour tout le monde.

    Conclusion:

    Il n'y a absolument pas match, cette année m'a absolument confirmé que même avec un temps de travail formel, l'IEF est une bénédiction pour le rythme biologique des enfants. On travaille quand leur capacité est optimale, on fait une pause ou on change d'activité quand ça décroche, on change d'horaire ou de méthode quand on veut, on rattrape plus tard quand il y a un petit virus... bref. je ne suis pas surprise que quand des études mettent les deux face à face, l'IEF supplante allègrement l'école.

                                             La socialisation/sociabilisation

    J'en avait déjà fait un long article, la "coupure" avec les copains était LE point qui nous a le plus retardés dans notre prise de décision. Je ne sais pas si c'est le cas pour tous les IEFeurs, mais pour notre part, la vie sociale des filles (et la notre, par conséquent) est devenue beaucoup plus riche et intéressante:

    - Un grand réseau; Le réseau Nonsco Bourgogne est vaste et très actif. Des membres ont même créée une association proposant des activités et sorties éducatives en groupe et mis en place un calendrier de journées de rencontres libres hebdomadaires. Ce sont en moyenne une vingtaine d'enfants qui se retrouvent au moins une fois par semaine, les filles se sont fait des amis dans ce "petit" groupe qu'elles retrouvent avec plaisir.

    - Des voisins et des copains à proximité aussi bien scolarisés que non sco.

    - Des activités "périscolaires" auxquelles Fée a plus d'énergie pour se consacrer.

    - Du temps avec nous, dans nos activités associatives comme dans notre quotidien.

    Conclusion:

    Non, elles ne voient pas des dizaines d'enfants 5 jours par semaines (dans des conditions particulières (on rappellera que les normes d'espace par élèves à l'école sont les mêmes que celles des poulets fermiers (un tout petit peu moins de 2m² par individus.

    Le temps du bilan

    un enfant étant un peu plus gros qu'un poulet. En principe.) et que le temps libre en espace extérieur est plus conséquent pour les détenus que pour les élèves. jdçjdr)), mais les rencontres et les interactions sont de largement meilleure qualité. Plus spontanées, plus libres, plus choisies. Encore un point de plus pour lequel nous ne regrettons pas l'IEF.

                       Le long terme

    Quand nous avons déscolarisée Fée, elle était dans un état catastrophique... Perte de poids, énurésies nocturnes, maux de ventre, début de bégaiement, hurlements tout les matins dans les vestiaires, défiance envers les autres. Les maîtresses m'assuraient qu'elles ne voyaient pas de problèmes à l'école ce qui m'a pas mal culpabilisée sur un éventuel problème à la maison ce sur quoi on s'est pas mal focalisés au début. Fée, elle, nous a réclamé l'école à la maison quand nous avons évoquée cette possibilité en la voyant sombrer de plus en plus (bonjour le retournement de cerveau). Ce fut donc toute une joie pour elle quand nous avons pris notre décision. En revanche, j'avais peur de ce qu'il en serait pour le long terme. Si elle ne finirait pas par s'ennuyer et réclamer de retourner à l'école.

    Pour être honnête c'est arrivé pendant ce fameux "foirage de décision pédagogique" et temps de réadaptation, soit début octobre... Dans ma tête à la base de la décision, je m'étais dis que si elle voulait retourner à l'école, ça ne me poserait pas de problème. Devant le fait accompli, je l'ai atrocement mal pris! Je l'avais vue tellement ravagée à la fin de l'année scolaire quelques mois auparavant que ça m'a fichu un sacré coup.

    On a discuté. Je lui ai expliqué qu'elle ne pouvait pas naviguer de l'un à l'autre sans arrêt, que c'était elle qui avait demandé à faire l'école à la maison. Je lui ai demandé pourquoi ça ne lui plaisait plus et ce qui lui manquait de l'école:

    1. de faire des activités (remballe tes dents et ton unschooling!)

    2. ses copines (j'avoue qu'à l'époque on n'avait pas encore bien intégré le réseau et mis en place les rencontres.)

    Nous nous sommes convenues de mettre des choses en place et de nous laisser jusqu'au mois de Janvier. Si à ce moment là elle voulait toujours retourner à l'école, elle y retournerait.

    La réorganisation a été efficace car elle n'en a plus parlé.

    Quand récemment nous avons évoqué avec elle le fait de retourner au CP, il n'en était pas question. Je pense que ses petites oreilles ont traîné du côté des discussions des adultes pendant les rencontres mais elle nous a dit "qu'elle ne voulait pas passer ses journées à l'école pour encore faire des devoirs après, quand on fait l'école à la maison quand on a fini de travailler on est tranquille", peut être le fait que je la freine a aller voir les voisins en semaines scolaires en lui expliquant que son copain est surement fatigué de sa journée d'école et qu'il a probablement encore des devoirs à faire. Aussi. Bref, elle s'est faite son opinion.

    Pour ce qui est des points sur la santé, la confiance et le relationnel, c'est le jour et la nuit! Il a fallut du temps, elle s'est réparée doucement mais le fait de rester à la maison lui a clairement été bénéfique. Aujourd'hui nous la retrouvons comme elle était avant sa scolarisation: imaginative, avenante, curieuse, avec son bon petit caractère de cochon...

    Conclusion:

    Il faut tenir le cap et se laisser du temps!

    Bilan

    Le bilan est donc très positif, surtout sur la fin de l'année! Passer de l'école à l'IEF c'est un sacré changement, ça bouscule les habitudes et ce que l'on pensait acquis. Au final c'est une redécouverte des uns et des autres.

    Passée la petite charnière de réadaptation et de mis en place, l'IEF a permis:

    - à Fée de se sentir mieux et de réintégrer pleinement sa place à la maison et donc d'améliorer notre équilibre familial,

    - de remplir notre vie de façon plus riche,

    - de prendre encore un peu plus confiance en moi, en mes capacités de maman (même si j'ai perpétuellement le sentiment de pouvoir mieux faire) et d'affirmer mes convictions

    Par conséquent, on continue!! Mieux organisés, mieux rodés, mieux informés!

     

    En ce qui nous concerne, le passage à l'IEF n'a pas été un immense chamboulement. Je n'ai pas eu besoin de changer de métier ou de le quitter, nous n'avons donc pas eu de perte de revenus, nous avons commencé en douceur avec une seule enfant en IEF (et même pas en âge d'obligation scolaire, donc sans la pression de l'inspection pour cette première année)... Si vous voulez d'autres témoignages avec plus de changements familiaux, plus d'années d'expériences, c'est par ici:

    Chez Poule ou Coq

    Chez Echappés du Bocal

    Chez Oumzaza

     

     

     

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  • Voilà quelques semaines que je suis sur le sujet de l'organisation de la prochaine année d'IEF. Cette première année a été l'essuyage de plâtre. ça s'est fait: nous n'avions pas la pression de l'inspection puisque c'était l'année de GS de Fée, nous avons assez rapidement trouvé notre rythme et nous avons donc fait au feeling, en furetant et picorant des exercices, des cours, des expériences de ci de là sur le net, les magazines, les manuels.

    ça s'est fait... Mais ça a été extrêmement chronophage pour moi!! Avec les petits lardons, je me retrouvais régulièrement à imprimer des trucs au fur et à mesure pendant qu'elle était en train de commencer un autre travail.. bref, c’était loin d'être cadré et un peu à l'aveuglette:

    1. ça ne nous a que moyennement convenu.

    2. J'ai une petite larve en gestation dont la maturité est prévue pour début septembre, ce genre de truc à la sauvage sera donc totalement exclu avec un bébé à m'occuper.

    Donc voilà, là pour le coup je suis partie sur un planning prévisionnel pour CHAQUE semaines de l'année et un emploi du temps hebdomadaire.

    L'emploi du temps :

    Télécharger « emploi du temps hebdo.pdf »

    Sur l'emploi du temps sont portés:

    • L'instruction

    • Les temps de rencontres régulières (jaune) : les sorties à la ludothèque et à la bibliothèque et nos activités communes entre voisins IEF et autres adhérents aux journées ZEN (ateliers de peinture, sculpture, cuisine, couture, jeux de société, recherches + sorties de reconnaissance botanique en forêt)

    • Les cours de pratiques artistiques à l'école de danse et à l'école de dessin (rose).

    • J'ai également indiqués les activités d'éveil et d'activités manuelles que je fais avec les petits pendant les temps d'accueil car il n'est pas rare que les activités que je pratique avec les petits rejoignent ce que nous étudions avec Fée ou qu' elle profite de ce temps et du matériel utilisé pour faire des bricolages.
    • Les temps de vie quotidienne sont consacrés à l'aide à la maison : cuisine, lessive, petit bricolage, jardinage, etc...

     

    J'ai prévu un emploi du temps souple. Les temps d'instruction formelle n’excèdent pas les 3h30 par jour ce qui d'une part me semble déjà bien assez important pour une enfant de 6 ans (j'ai prévu large) et d'autre part laisse suffisamment d'amplitude pour rattraper en cas d'imprévu, de petite forme  ou de rendez vous.

    De plus, nous ne suivrons pas les plannings des vacances scolaires mais nous nous octroierons une semaine off par mois sur une année scolaire de septembre à juin soit 35 semaines d'instruction.

    Composition de l'instruction

    Télécharger « PROGRAMME CP PAR SEMAINE.pdf »

    En gris ce sont les attentes gouvernementales pour le CP CE1. Juste pour se donner un fil conducteur et les connaitre (pour l'inspection. Oui, j'avoue,  ça me fait flipper). On reste néanmoins dans notre optique Ownschooling avec les manuels et le materiel que nous avons choisis.
    Français :
    « À la fin de la grande section de l'école maternelle, l'élève a largement accru son vocabulaire. Il est capable de s'exprimer, d'écouter et de prendre la parole. Il comprend un récit quand il est lu par un adulte. Il distingue clairement les sonorités de la langue et les signes graphiques qui les représentent à l'écrit.
    Au cours préparatoire, l'apprentissage de la lecture passe par le décodage et l'identification des mots, par l'acquisition progressive des connaissances et compétences nécessaires à la compréhension des textes. Les apprentissages de la lecture et de l'écriture, qu'il s'agisse des mots, des phrases, des textes, menés de pair, se renforcent mutuellement tout au long du cycle. Ces apprentissages s'appuient sur la pratique orale du langage et sur l'acquisition du vocabulaire. Ils s'accompagnent d'une première initiation à la grammaire et à l'orthographe. »*


    déroulement des séance:
    Chaque séance commence par la lecture offerte d'un livre (complet ou chapitre) et sa compréhension/narration, ou la lecture, compréhension et travail de mémorisation d'un poème.


    La première séance de la semaine est consacrée à l'apprentissage des codes de lecture selon la méthode Borel Maisonny suivie de l'étude et de la lecture de mots relatifs au code étudié.
    Elle se poursuit par l'apprentissage de l'écriture sur cahier Seyes et une leçon de grammaire et vocabulaire selon le manuel La Bonne Méthode de Dictée.
    La seconde séance hebdomadaire est dédiée à la lecture et à la compréhension de textes (difficulté progressive) comprenant le code appris en début de semaine et ceux appris précédemment. Elle se poursuit par une dictée (orale ou muette) des mots appris lors de la première séance, puis par une leçon et exercices de grammaire.
    Enfin la dernière séance de la semaine est basée sur la dictée sur format Seyes selon le manuel La bonne Méthode de Dictée et au travail de copie du texte (ou partie selon progression) du poème étudié durant le mois . (La dernière séance du mois sera également consacrée à l'illustration de la poésie).
     
    Mathématiques
    « La connaissance des nombres et le calcul sont les objectifs prioritaires du CP et du CE1La résolution de problèmes fait l'objet d'un apprentissage progressif et contribue à construire le sens des opérations. Dans le même temps, une pratique régulière du calcul mental est indispensable. »


    Progression suivie de la méthode Singapour. Manipulations en rapport avec la leçon étudiée avec réglettes Cuisenaires, sticks + chiffres Montessori sur deux séances hebdomadaires pour le calcul et la connaissance des nombres.
     
    Utilisation et suivi de la progression du manuel Connaître Géométrie des éditions Hatier + matériel de géométrie et solides en volumes sur la dernière séance de la semaine.
    Langue vivante
    « Les élèves découvrent très tôt l'existence de langues différentes dans leur environnement, comme à l'étranger. Dès le cours préparatoire, une première sensibilisation à une langue vivante est conduite à l'oral. Au cours élémentaire première année, l'enseignement d'une langue associe l'oral et l'écrit. Il privilégie la compréhension et l'expression orale. L'enseignement doit être prochainement étendu à la classe de CP. »


    Anglais : progression orale et jeux avec le coffret Je Découvre L'Anglais des éditions Bordas
    Découverte du monde
    « Au C.P. et au C.E.1, les élèves acquièrent des repères dans le temps et l'espace, des connaissances sur le monde. Ils maîtrisent le vocabulaire spécifique correspondant. Les élèves dépassent leurs représentations initiales en observant et en manipulant. Ils découvrent et utilisent les fonctions de base de l'ordinateur : ils commencent à acquérir les compétences pour le brevet informatique et internet (B.2.i.). »


    Les séances porteront en premier lieu sur l'observation du réel, de photos, de documentaires (livres ou videos), sur l’expérimentation réel ou jeux informatiques éducatifs, l'exercice puis sur la réalisation de comptes rendus : retranscription et dessins sur cahiers TP, lapbooks, tenue d'un classeurs pour l'espace et le temps...


    Espace/temps : porteront sur les notions et vocabulaire préalables à l'étude de l'histoire et de la géographie puis progressivement sur la découverte des bases de ces matières.


    Sciences : découverte et étude de la matière, du vivant et des bases de fonctionnement des appareils du quotidien.
    Pratiques artistiques et histoire des arts
    « Les pratiques artistiques et les références culturelles liées à l'histoire des arts développent la sensibilité artistique et les capacités d'expression des élèves. Ces activités s'accompagnent de l'usage d'un vocabulaire précis : il permet aux élèves d'exprimer leurs sensations, leurs émotions, leurs préférences et leurs goûts. Un premier contact avec des œuvres les conduit à observer, écouter, décrire et comparer »


    Arts plastiques : découverte des différents courants artistiques selon les époques et initiation au vocabulaire artistique et de situation (couleurs, différents plans, nature de l'oeuvre..).
    Un courant/une époque par mois. La séance commence par l'énoncé du titre d'une oeuvre sans la montrer et ce qu'il évoque, ensuite l'observation de l' œuvre en silence, l'oeuvre est ensuite cachée et doit être décrite de mémoire, puis de nouveau montrée et commentée.


    Musique : écoute et découverte des différentes catégories et types d'instruments.
    Les premières séances de l'année portent sur la classification des instruments, puis les séances commenceront par l'écoute et l'appréciation du son d'un instrument puis d'une œuvre centralisée sur l'instrument étudié. En fin d'année, début de l'étude et de l'exercice du solfège.


    Instruction civique et morale
    « Les élèves apprennent les règles de politesse et du comportement en société. Ils acquièrent progressivement un comportement responsable et deviennent plus autonomes. »


    Travail selon la progression du manuel Mes Petites Règles de Vie ed. Boscher + symboles de la république.
    Deux séances par mois. Première séances, leçons et observations, deuxième séance, exercices et mise en pratique.
     
    Manuels et matériel utilisés
     
    Français et littérature:

    Maths et géométrie:

    Sciences, espace, temps:

    Anglais:

    Education civique

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  • La clef de voûte des détracteurs de l'IEF, le point d'orgue des arguments qui lui sont opposés... La socialisation.

    La socialisation qui prend son socle à l'école est une idée tellement communément véhiculée que c'est ce qui nous a freiné à nous lancer dans l'IEF:

    Fée réclamait l'IEF, je m'en sentais totalement capable MAIS! Quid des récréations et des petits copains d'école? Est ce que ce n'était pas un risque de faire de notre fille une solitaire?

    Ce sont des ateliers d'immersion anglais pour enfants non sco, organisé par nos voisins en IEF  en Juin 2015 avec le groupe Non Sco Bourgogne auxquels Fée avait pu participer car sur les temps de TAP, qui nous ont persuadés du contraire:

    Une quinzaine d'enfants de tout âges qui avait l'air de très bien se connaitre et s'entendre bien qu'ils ne se fréquentaient pas de façon régulière, qui collaboraient naturellement sans se soucier de l'âge des uns et des autres, les petits jouant avec les grands, les grands pleins d'attentions pour les petits et tous communiquant sans aucun problèmes avec les adultes... Une grosse fracture avec le comportement de Fée devenue complètement sauvage et défiante à ce stade de sa scolarisation et qui a mis une éternité à se dérider et à participer aussi librement que les autres. On n'a plus hésité un seul instant.

    La S O C I A L I S A T I O N !!!

    Ont ils l'air associables nos Non Sco?

    Aujourd'hui nous sommes totalement convaincus que la socialisation n'a rien à voir avec l'école. Pire, quand on voit la différence de comportement des enfants scolarisés et non scolarisés que l'on connait ou rencontre, nous sommes à peu d'être convaincus que l'école fait parfois plus de mal que de bien.

    La S O C I A L I S A T I O N !!!

                         

                  Plus de temps

    On peut s'imaginer que l'IEF prend du temps, en réalité dans ce contexte correspondant à celui des cours particuliers, les apprentissages sont plus adaptés à l'enfant, plus efficaces, plus rapides et par conséquent prennent beaucoup moins de temps qu'à l'école. La plupart des enfants IEF ne travaillent que quelques heures par jour ce qui laisse beaucoup de temps pour leur repos, le développement de leurs passions, leurs jeux, etc... Ce sont donc des enfants plus disponibles pour des activités extérieures.

    Si l'an dernier je n'aurais absolument pas envisagé de faire faire à Fée autre chose que son heure de cours de Danse Classique hebdomadaire étant donné son état de fatigue, aujourd'hui nous y avons ajouté 1h de cours de dessin et 2h de découverte des disciplines du cirque!! aucun problème! 

    En dehors des activités payantes, on a aussi du temps pour aller à la bibliothèque (au moins une fois par semaine en ce qui nous concerne), au parc ou à la ludothèque (1 après midi par semaine également où on retrouve d'autre enfants non sco) et même de participer ou d'organiser des rencontres entre familles IEF, les enfants peuvent également participer à notre vie associative...

    Plus on multiplie les activités et les lieux, plus les enfants s'enrichissent de rencontres avec d'autres enfants!

                   Mais pas que...

    La richesse de cette socialisation qu'offre l'IEF, si nous y veillons, c'est que non seulement nos enfants ont de nombreuses possibilités d'en rencontrer d'autres, mais aussi d'autres adultes, d'autres familles, d'autres modes de vie, d'autres quotidiens! 

    Quand les enfants sont à l'école cloîtrés par 30 du même âge, du même quartier ou du même village, avec les mêmes adultes en nombre trop restreint, 4 jours et demi par semaine sur la majorité de leur temps de veille, les enfants IEF parlent au maraîcher sur le marché, demandent des renseignements à la bibliothécaire, discutent avec des enfants plus grands ou plus petits lors d'une sortie ou d'une visite...

    Fée s'est fait une copine issue d'une famille musulmane (ce qui n'aurait probablement pas pu arriver en restant dans sa petite école de campagne aux effectifs pour le moins homogènes) et a découvert une culture différente. Elle participe avec nous aux distributions de l'AMAP dont nous faisons partie et discute avec les adultes présents. La famille proposant les cours de cirque compte quatre enfants non scolarisés de 1 à 12 ans... nous avons sympathisé et découvert leur vie de nomades en roulote, les enfants parlent de voyages... 

    Des amis choisis pas imposés.

    C'est aussi un des points forts de l'IEF: les enfants ne sont pas confrontés tout le long de leurs journées a des terreurs de cours de récré. S'ils ne veulent pas fréquenter un enfant qui leur déplait rien ne les y obligent. On dira qu'ils ne sont donc pas assez confrontés à l'adversité mais ce n'est pas le cas. Est il nécessaire d'être témoin ou victime de violence, moquerie, rabaissement, comparaison qui sévissent dans les écoles pour apprendre à régler des problèmes? Les enfants quand ils jouent, même les non sco, ne sont pas toujours d'accord, il y a parfois des conflits entre eux, conflits que nous sommes généralement à même de leur apprendre à régler dans le calme et la discussion à la différence de l'école où les effectifs des éducateurs ne permet déjà pas de repérer lesdits conflits avant qu'ils ne dégénèrent. De même ce n'est pas parce que les enfants sont à la maison qu'ils ne sont pas confrontés à des règles et des obligations.

    Et vous?

    Avant de sacraliser la socialisation scolaire, réfléchissons!

    En tant qu'adultes, quel part de nos amis représentent ceux qui ont fréquenté l'école avec nous? Les collègues de travail que nous côtoyons quotidiennement? et les personnes que nous avons rencontrés dans des fêtes, par la famille, dans notre voisinage, lors de nos loisirs?

    Dans la majorité des cas c'est bien la dernière catégorie de personnes qui compose la majorité de nos relations alors pourquoi ce serait différent pour les enfants?

    Oui, socialiser un enfant instruit en famille demande des efforts en temps et en finances, mais au final c'est une socialisation active et de qualité plutôt qu'une socialisation imposée au sein d'établissements aux effectifs surchargés, où le gros du temps se passe à faire du travail imposé avec des interactions réglementées, le peu d’interactions libres -dont sont privés par l'isolement ceux dont le comportement n'a pas été conforme- ayant lieu sur des temps minutés dans une cours grillagée et peu stimulante où règne la loi du plus fort par manque d'effectif de surveillance.

     

    (Et si vous vous dites que cette description mise hors contexte ne vous ferait pas penser de prime abord à une école, c'est que vous n'êtes pas loin d'être mûr pour vous lancer dans l'IEF!

    La S O C I A L I S A T I O N !!!

    )

     

    Donc maintenant, le prochain qui me parle de socialisation:

    La S O C I A L I S A T I O N !!!

     Meuh non! Je plaisante! Peace!

     

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  • Voilà déjà trois mois que nous avons commencé la grande aventure de l'IEF.. Aprés un début un petit peu chaotique le temps pour tout le monde de (re)trouver ses marques et sa place, aujourd'hui on peut enfin dire que tout roule!!!

    Nous avons enfin trouvé notre organisation et notre rythme de travail, j'ai enfin trouvé une méthode qui convienne à tous, Fée retrouve de bonnes habitudes et en prend de nouvelles... Bref je souhaite que ça continue!

    Voilà ce que je voudrais retenir de ces trois premiers mois, où nous avons découvert (et découvrons encore) régulièrement de nouvelles facettes de l'IEF:

    Fée a beaucoup appris (et moi réappris)

    assise - debout - couchée par terre - avec le chat - en formel - en jouant - en lisant - en vidéo -  déguisée en sioux ou en citrouille - avec du concret- dehors ou dedans - en sifflotant ou en chantant

    3 mois d'IEF

    Les temps d'apprentissages sont devenus fluides et agréables. Toujours sans programme préconçu, nous avançons, au rythme de fée, passant plus de temps sur ce qui l'intéresse vraiment et un peu moins sur les choses auxquelles elle accroche moins sans pour autant les supprimer. Notre temps de formel matinal porte surtout sur l'apprentissage des chiffres et des notions de calcul, de l'écriture cursive, de la lecture avec la méthode Borel Maisonny et de notre tour du monde. Apprendre est redevenu un plaisir et c'est tout ce que je souhaitais pour ma louloute

    Notre temps libre s'est rempli 

    de sorties - de repos dés qu'il y en a besoin - de peinture - de rencontres - de spectacles - de découvertes - d'escalade - de tricot et de cuisine ensemble - de jeux- de danse...

    3 mois d'IEF

    3 mois d'IEF

     

    Des temps vraiment pour nous où nous redécouvrons le plaisir d'être tous ensemble, où on n'a pas d'horaire pour rentrer, où on peut profiter, où les enfants se rencontrent pour jouer, vraiment, sur de longues périodes qui leur permettent d'expérimenter et de partager, dans de vrais lieux non aseptisés.. de la VRAIE socialisation en somme.

    Voilà pour ces trois premiers mois! 

    Nous sommes encore en train d'améliorer tout ça en organisant plus de temps régulier avec les enfants non sco à proximité car il en ressort un réel besoin chez les enfants dans toutes les familles et sommes en cours de mise en place d'un projet commun dont je reparlerais certainement dans quelque temps.

     

    3 mois d'IEF

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  • Déjà un mois que nous avons commencé "officiellement" l'Instruction en Famille pour Fée (même si elle n'est pas en âge d'obligation d'instruction, alors disons plutôt que ça fait un mois qu'elle n'est pas rentrée à l'école!)

    Comme nous habitons à côté de l'école (oui, c'est inadmissible, des villages se battent pour garder les écoles, en plus on nargue en habitant à côté, si tout le monde faisait comme nous les petits villages perdraient leurs école et ce serait la mort des petits villages, quand il n'y a plus d'école ni de bistrot dans les petits villages, etc.... On sait. On n'a pas envie de sacrifier le bien être de notre fille au sauvetage du village, ok?!), au début ça nous a fait bizarre de voir le bal des arrivées et départs de "l'heure de l'école" plusieurs fois par jour et de ne plus y participer, aujourd'hui nous n'y faisons même plus attention!

    Le bilan est un petit peu mitigé, même si positif néanmoins, du point de vue de l'instruction. Nous avons un peu de mal à prendre nos marques, j'aimerai en faire plus...bon à la fois, le fait que j'ai enchaînés les méchants virus depuis début septembre et que je m'en sorte tout juste n'aide pas vraiment à l'application au travail, mais malgré tout nous avançons petit à petit. L'organisation se précise. passé une période sans motivation où elle a fait la limace, Fée (re)commence à être demandeuse de savoirs et d'activités. Je commence également à mieux définir mon instruction.. Bref, je ne désespère pas qu'on concrétise vraiment les choses et qu'on trouve un rythme solide dans les mois qui viendront!

    Par contre... Du point de vue relationnel avec ma grande.. C'est juste magique!! Je mesure aujourd'hui à la voir revivre et s'épanouir à quel point l'école lui était préjudiciable!! C'est parfois un peu compliqué car, si horrible que ce soit, nous nous étions habitués à gérer cette petite personne "en extinction" qui se renfermait dans des colères homériques sans motifs concret, pleine de fatigue et de stress, complètement passive dans ses moments libres... or là, elle est en train de revivre! On lui retrouve l'intelligence et l'espièglerie. L'aplomb, la finesse argumentaire et le côté directif qu'elle avait avant d'aller à l'école... Mais avec 2 ans de plus de maturité! C'est parfois déroutant mais ça fait tellement de bien de la retrouver! Les "colères" sont toujours un peu présentes (le caractère de son père! ^^), mais beaucoup moins importantes et surtout beaucoup moins longues à "résoudre", nous ne sommes plus continuellement dans le conflit comme nous l'étions quelques mois plus tôt, et nous repartageons de vrais moments de qualité et d'échanges comme avant la scolarisation. Nous réapprenons à nous parler et à nous écouter. 

    Sa relation avec Oursonne est également devenue plus tendre et plus complice, c'est un plaisir de les voir partager leurs jeux, de voir Fée aider Oursonne à faire du vélo ou mettre ses bottes pour lui montrer des petites bêtes dans le jardin... 

    Bref, je crois que ce premier mois était une phase de découverte, de "désécolisation". Nous sommes sur la bonne voie! Vivement la suite!

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