• La S O C I A L I S A T I O N !!!

    La clef de voûte des détracteurs de l'IEF, le point d'orgue des arguments qui lui sont opposés... La socialisation.

    La socialisation qui prend son socle à l'école est une idée tellement communément véhiculée que c'est ce qui nous a freiné à nous lancer dans l'IEF:

    Fée réclamait l'IEF, je m'en sentais totalement capable MAIS! Quid des récréations et des petits copains d'école? Est ce que ce n'était pas un risque de faire de notre fille une solitaire?

    Ce sont des ateliers d'immersion anglais pour enfants non sco, organisé par nos voisins en IEF  en Juin 2015 avec le groupe Non Sco Bourgogne auxquels Fée avait pu participer car sur les temps de TAP, qui nous ont persuadés du contraire:

    Une quinzaine d'enfants de tout âges qui avait l'air de très bien se connaitre et s'entendre bien qu'ils ne se fréquentaient pas de façon régulière, qui collaboraient naturellement sans se soucier de l'âge des uns et des autres, les petits jouant avec les grands, les grands pleins d'attentions pour les petits et tous communiquant sans aucun problèmes avec les adultes... Une grosse fracture avec le comportement de Fée devenue complètement sauvage et défiante à ce stade de sa scolarisation et qui a mis une éternité à se dérider et à participer aussi librement que les autres. On n'a plus hésité un seul instant.

    La S O C I A L I S A T I O N !!!

    Ont ils l'air associables nos Non Sco?

    Aujourd'hui nous sommes totalement convaincus que la socialisation n'a rien à voir avec l'école. Pire, quand on voit la différence de comportement des enfants scolarisés et non scolarisés que l'on connait ou rencontre, nous sommes à peu d'être convaincus que l'école fait parfois plus de mal que de bien.

    La S O C I A L I S A T I O N !!!

                         

                  Plus de temps

    On peut s'imaginer que l'IEF prend du temps, en réalité dans ce contexte correspondant à celui des cours particuliers, les apprentissages sont plus adaptés à l'enfant, plus efficaces, plus rapides et par conséquent prennent beaucoup moins de temps qu'à l'école. La plupart des enfants IEF ne travaillent que quelques heures par jour ce qui laisse beaucoup de temps pour leur repos, le développement de leurs passions, leurs jeux, etc... Ce sont donc des enfants plus disponibles pour des activités extérieures.

    Si l'an dernier je n'aurais absolument pas envisagé de faire faire à Fée autre chose que son heure de cours de Danse Classique hebdomadaire étant donné son état de fatigue, aujourd'hui nous y avons ajouté 1h de cours de dessin et 2h de découverte des disciplines du cirque!! aucun problème! 

    En dehors des activités payantes, on a aussi du temps pour aller à la bibliothèque (au moins une fois par semaine en ce qui nous concerne), au parc ou à la ludothèque (1 après midi par semaine également où on retrouve d'autre enfants non sco) et même de participer ou d'organiser des rencontres entre familles IEF, les enfants peuvent également participer à notre vie associative...

    Plus on multiplie les activités et les lieux, plus les enfants s'enrichissent de rencontres avec d'autres enfants!

                   Mais pas que...

    La richesse de cette socialisation qu'offre l'IEF, si nous y veillons, c'est que non seulement nos enfants ont de nombreuses possibilités d'en rencontrer d'autres, mais aussi d'autres adultes, d'autres familles, d'autres modes de vie, d'autres quotidiens! 

    Quand les enfants sont à l'école cloîtrés par 30 du même âge, du même quartier ou du même village, avec les mêmes adultes en nombre trop restreint, 4 jours et demi par semaine sur la majorité de leur temps de veille, les enfants IEF parlent au maraîcher sur le marché, demandent des renseignements à la bibliothécaire, discutent avec des enfants plus grands ou plus petits lors d'une sortie ou d'une visite...

    Fée s'est fait une copine issue d'une famille musulmane (ce qui n'aurait probablement pas pu arriver en restant dans sa petite école de campagne aux effectifs pour le moins homogènes) et a découvert une culture différente. Elle participe avec nous aux distributions de l'AMAP dont nous faisons partie et discute avec les adultes présents. La famille proposant les cours de cirque compte quatre enfants non scolarisés de 1 à 12 ans... nous avons sympathisé et découvert leur vie de nomades en roulote, les enfants parlent de voyages... 

    Des amis choisis pas imposés.

    C'est aussi un des points forts de l'IEF: les enfants ne sont pas confrontés tout le long de leurs journées a des terreurs de cours de récré. S'ils ne veulent pas fréquenter un enfant qui leur déplait rien ne les y obligent. On dira qu'ils ne sont donc pas assez confrontés à l'adversité mais ce n'est pas le cas. Est il nécessaire d'être témoin ou victime de violence, moquerie, rabaissement, comparaison qui sévissent dans les écoles pour apprendre à régler des problèmes? Les enfants quand ils jouent, même les non sco, ne sont pas toujours d'accord, il y a parfois des conflits entre eux, conflits que nous sommes généralement à même de leur apprendre à régler dans le calme et la discussion à la différence de l'école où les effectifs des éducateurs ne permet déjà pas de repérer lesdits conflits avant qu'ils ne dégénèrent. De même ce n'est pas parce que les enfants sont à la maison qu'ils ne sont pas confrontés à des règles et des obligations.

    Et vous?

    Avant de sacraliser la socialisation scolaire, réfléchissons!

    En tant qu'adultes, quel part de nos amis représentent ceux qui ont fréquenté l'école avec nous? Les collègues de travail que nous côtoyons quotidiennement? et les personnes que nous avons rencontrés dans des fêtes, par la famille, dans notre voisinage, lors de nos loisirs?

    Dans la majorité des cas c'est bien la dernière catégorie de personnes qui compose la majorité de nos relations alors pourquoi ce serait différent pour les enfants?

    Oui, socialiser un enfant instruit en famille demande des efforts en temps et en finances, mais au final c'est une socialisation active et de qualité plutôt qu'une socialisation imposée au sein d'établissements aux effectifs surchargés, où le gros du temps se passe à faire du travail imposé avec des interactions réglementées, le peu d’interactions libres -dont sont privés par l'isolement ceux dont le comportement n'a pas été conforme- ayant lieu sur des temps minutés dans une cours grillagée et peu stimulante où règne la loi du plus fort par manque d'effectif de surveillance.

     

    (Et si vous vous dites que cette description mise hors contexte ne vous ferait pas penser de prime abord à une école, c'est que vous n'êtes pas loin d'être mûr pour vous lancer dans l'IEF!

    La S O C I A L I S A T I O N !!!

    )

     

    Donc maintenant, le prochain qui me parle de socialisation:

    La S O C I A L I S A T I O N !!!

     Meuh non! Je plaisante! Peace!

     

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  • Commentaires

    1
    Lundi 1er Février 2016 à 08:47

    AHAHAHA j'adore l'image de fin!!!!!!!!!!!!!  c'est pas très social ça !!! wink2 

    2
    Lundi 1er Février 2016 à 09:35

    J'allais écrire la même chose : pas très sociable cette dernière image ;) Très bien ton article, ancré sur votre réalité, de quoi donner matière à réflexion . :)

    3
    Lundi 1er Février 2016 à 10:09

    winktongue C'est justement ce qui est marrant!

    Merci Isa!

    4
    artycmum
    Lundi 1er Février 2016 à 10:43

    socialisation: c'est bien le terme qu' utilisent les parents d'enfants scolarisés pour se rassurer et se dire que c'est le bon choix qu'il ont fait pour leur enfant. En réalité peu de personnes s'interroge sur le fait de mettre son enfant à l'école, ils ne choisissent pas ils subissent la plupart du temps, soit par facilité soit par ignorance ou un peu des deux... Je pense vraiment que si on nous rabâche cette excuse c'est uniquement pour se rassurer...

      • Lundi 1er Février 2016 à 13:53

        Si ce n’était qu'une excuse pour se rassurer ça ferai gentiment sourire, malheureusement quand tu parles IEF c'est le premier argument qu'on t'envoi:

        "- Mais du coup ils ne peuvent pas fréquenter d'autres enfants..

        - bah non, voyons, nos enfants sont enfermés dans des donjons!"

        sarcastic

    5
    Lundi 1er Février 2016 à 15:21

    Que dire de plus ?
    Excellent article, merci.

      • Mardi 2 Février 2016 à 09:14

        merci madame Maman Crapaud Chameau! wink2

    6
    Mélanie
    Lundi 1er Février 2016 à 22:50
    Très bon article. L'école est un des rares endroits où les classes sociales sont brassées. Ensuite, Dès les études supérieures ce n'est plus le cas... Cela me semble une composante importante pour construire une société où l'autre, différent, n'est pas juste côtoyé dans les transports en communs et les magasins! Sinon, tout votre article est pertinent.
      • Mardi 2 Février 2016 à 09:12

        Merci Mélanie!

        Je viens de lire à l'instant une lettre ouverte à NVB par une enseignante des quartiers nord de Marseille, ça me conforte dans le fait que le brassage social ne soit pas si présent que ça dans les écoles, en tout cas sans doute pas partout. Les écoles étant présentes par quartiers, même dés le plus jeune âge et comme le dit cette enseignante, si tu vis dans un beau quartier, tu as une bonne école avec des instituteurs présents par choix d'affectation, si tu habites un quartier défavorisé, tu as une école de m**** avec des jeunes enseignants envoyés au casse pipe.

        C'est peut être vrai pour les petites écoles de villages ou petites villes, et là encore, comme je le dis dans mon article, c'est également plutôt homogène. (dans ce qu'on a pu vivre en tout cas, que ce soit en tant qu'usagers parents d'élève ou pour moi quand j’étais enseignante.)

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