• j'avais plein de projets pour le blog cette rentrée... Faire un article sur les différentes formalités officielles concernant l'IEF (les délais sont passés, se sera pour l'an prochain), faire un article sur l'organisation de l'IEF avec ma récente découverte du Bullet Journal (il se fera avec un peu de retard), parler de notre non rentrée, des courriers aux sénateurs... Bref. Il y avait du pain sur la planche, mais voilà...

    Nouvelle vie

    Nouvelle vie

    Nouvelle vie

    Nouvelle vie

    Nouvelle vie

    Petite Lutine nous à rejoint ce 25 Août

    Nouvelle vie

    Nouvelle vie

    Nouvelle vie

    Puis il y a eu le retour à la maison avec des journées bousculées

    Nouvelle vie

    Nouvelle vie

    Nouvelle vie

    Nouvelle vie

     

    Nouvelle vie

    Les retrouvailles avec les copains et copines et la reprise de nouvelles activités

    Nouvelle vie

    Nouvelle vie

    Nouvelle vie

     

    Et avec tout ça la reprise en douceur de l'IEF niveau CP pour Fée et quelques activités de PS pour Oursonne...

     

    Donc beaucoup de mouvement pour nous ce début d'année (non) scolaire!

    Peu de temps pour bloguer,

    peu de temps pour grand chose, d'ailleurs!!

    Mais ça nous plait!! 

    A très bientôt!!

     

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  • Cette semaine les familles d'écoliers ont perçue une ARS pour chaque enfant de la famille âgés de 6 à 16 ans.

    Les familles IEF, elles, n'y ont pas droit si elles ne sont pas en cours par correspondance complets (intégralité des matières et des devoirs correspondants).

    L'Allocation de Rentrée Scolaire (ARS)

    http://www.workingmother.com/

    Explication d'une énorme injustice

    La liberté du choix éducatif est un droit porté à la Convention des droits de l'Homme, à la DUDH, à la convention européenne des droits de l'enfant, au code de l'éducation... Mais au pays des droits de l'Homme portant le mot Egalité à sa devise, le traitement en est inégalitaire

    Les familles IEF, pour jouir de leur droit à la liberté d'instruction doivent se soumettre à un devoirs déclaratif, à un devoir de contrôle annuel, voir à des tests sur les résultats de leurs enfants, quand les enseignants ne sont contrôlés en moyenne que tous les 5 ans et que les contrôles portent sur leurs méthodes éducative et l'instruction qu'ils donnent mais absolument pas sur les résultats qu'ils obtiennent. Nous avons donc plus de devoirs mais moins de droits. Notre devoir d'instruction est donc plus important et porte à plus de conséquence (possibilité d'injonction de rescolarisation) mais on ne nous en donne pas les mêmes moyens.

    En effet, en plus des fournitures de bureau (pouvant être) à la charge des familles scolarisantes , les familles IEF ont tout le reste du budget éducatif à leur charge: que ce soit du matériel et des manuels éducatif pour les familles en formel ou le financement de sorties, les inscription aux activités ou l'investissement dans les passions de l'enfant pour les familles pratiquant l'apprentissage libre. Mais nous ne touchons pas l'ARS.

    Nous payons des impots locaux dont une partie part au financement des écoles dont nous ne sommes pas usagers (une moyenne d'économie de 1000€ pour les communes par enfants non scolarisé). Ecoles qui, dans des communes de plus en plus nombreuses, fournissent le plus gros du matériel scolaire supposé être payé par les parents avec l'ARS. Pour nous, triple peine: on paye tout, on coûte moins, on a rien.

     

    Quand le gouvernement parle à longueur de temps d'égalité des chances, il est anormal qu'en plus de nous chercher des poux, on ne nous donne pas les mêmes moyens que tous le monde et que tous les enfants n'aient pas les mêmes droits.

     

    Car si l'IEF est pour un nombre certain de famille un choix volontaire, elle peut également, et dans de très nombreux cas, être un choix consécutif à une souffrance de l'enfant à l'école (harcèlement, phobie scolaire, inadaptation aux particularités d'apprentissages de l'enfants (troubles Dys, TDAH, Haut potentiel...)) ce qui rend cette restriction d'autant plus injuste.

    Par conséquent, je vous invite à vous renseigner et à vous faire une opinion plus précise grâce au groupe ARS pour l'IEF et si la cause vous semble juste, à signer la pétition !

    Merci d'avance!

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  • Le temps du bilan

    L'été est déjà bien entamé (bon sang, on est déjà début août ?!), il est temps de faire un petit bilan de cette première année d'IEF. Alors quelles ont été ces craintes et appréhensions qui nous ont si longtemps fait hésiter et quelles impressions avons nous avec le recul de cette première année.

                                          L'organisation de l'instruction

    C'est l'un des petits points un peu négatifs de cette année. Question de choix pédagogiques. Je partais assez confiante dans le unschooling. Convaincue que ma Fée, après avoir été récupérée à la petite cuillère de l'école, avait besoin de calme et de liberté et que, par conséquent, la laisser apprendre par elle même et pourvoir à mesure à sa demande d'apprentissages serait le mieux. Je m'étais donc surtout renseignée sur cette "méthode". Force a été de constater que ce n'était ni pour moi ni pour elle. Peut être était elle trop imprégnée de scolarisation, je l'ai très vite trouvée désœuvrée, n'ayant goût à rien, devenant nonchalante et irrespectueuse, peut être que c'est moi qui n'ai pas su faire confiance et la laisser passer sa "crise" post scolarité mais un mois comme ça m'a suffit!! Tout à coup le unschooling m'a paru être la plus foireuse des idées du monde (je suis redevenue plus nuancée, je rassure les pratiquants!):

    - il était hors de question de laisser ma fille devenir une sauvageonne.

    - j'avais l'impression de me prendre bien plus la tête à surveiller ce qu'elle faisait et ce qu'elle pouvait bien en tirer d'instructif que si je lui faisait "l'école".

    Bref, définitivement le unschooling, je suis convaincue que ça correspond parfaitement à d'autres familles dont le mode et le rythme de vie le permettent, à d'autres enfants qui ont moins besoin de cadre pour être rassurés... Mais ce n'est pas pour nous!!

    Un temps de formel nous est nécessaire:

    - Fée est rassurée par ce temps quotidien qui lui est vraiment consacré. Elle avance vite et est demandeuse d'activités instructives,

    - Je peux suivre son évolution ce qui me permet de la laisser vraiment libre le reste du temps sans me prendre la tête ni la lui prendre à elle .

    Oui mais voilà. Du coup je me suis retrouvée sans programme, sans "cours", sans activités préparées et il a fallut assurer la transition! ça a donc été un petit peu galère, je me suis retrouvée à tout préparer en urgence, à fureter partout sur le net pour trouver des activités, à acheter des livres à en télécharger d'autres, le tout en m'occupant aussi des petits. J'ai dû passer pas loin du burn out à un moment donné tellement je me sentais nulle et incapable. Mais bon, cahin caha, nous avons passée honorablement l'année et, même si ce n'était pas très structuré, je ne pense pas que Fée ai de lacunes.

    Cette année sera donc organisée autour d'un programme de base reprenant à notre sauce les attendus de l'EN. ça ne nous empêchera pas de digresser en fonction des situations, des événements, des activités mais au moins nous auront une trame de référence.

    Conclusion:

    Je vois parfois passer sur certains groupes des messages allant dans le sens "avec internet on trouve tout donc: freestyle!", franchement, le freestyle c'est parfait pour le unschooling. C'est faisable pour le homeschooling sans cpc (effectivement la toile regorge de bons sites permettant de trouver quantité de choses intéressantes) mais ça prend énormément de temps en recherche et préparations. Je pense qu'avoir au minimum une bonne idée de ce qu'on va faire assez longtemps à l'avance permet une sérénité non négligeable. Selon moi, à moins d'avoir énormément de temps devant soit, il vaut mieux se prendre la tête quelques semaines au préalable pour se construire une bonne trame annuelle (mensuelle, trimestrielle... au choix.) et être tranquille d'esprit que de chercher des cours au dernier moment. En tout cas, pour ma part, j'ai trouvé ça compliqué.

    L'organisation générale; insérer l'IEF dans notre quotidien

    Deuxième point qui a nécessité de nombreux ajustements au départ. Déjà, conséquemment au changement de pédagogie, il a fallut trouver un temps pour faire du formel et déterminer quel créneau serait le mieux pour tous et que ni l'instruction, ni l'accueil des petits, ni le besoin affectif des uns et des autres, ni mon temps personnel n'en pâtissent. Nous avons vraiment trouvé notre rythme et une organisation qui roule à partir de fin novembre.

    Ensuite, après deux années  d'école, c'est bête à dire, mais il a fallut que Fée reprenne sa place dans le quotidien et ça a été une période un peu sensible pour nous deux... de son côté elle ne savait pas trop quoi faire et demandait beaucoup d'attention a des moments où moi, j'avais pris l'habitude d'être un peu tranquille. Il a fallut bien deux mois pour que nous nous réhabituions, qu'elle se réapproprie les temps du quotidien à la maison...

    Conclusion:

    Tout changement nécessite un temps d'adaptation et d'ajustement, passer de l'école à l'IEF n'y fait pas exception mais au final nous avons trouvé quelque chose qui nous convient et à présent, nous sommes ravis. J'aurais beaucoup de mal à faire le switch dans l'autre sens si elles en exprimaient l'envie tellement tout est devenu fluide.

                     Le rythme

    J'étais déjà assez consciente de l'éloignement du rythme scolaire avec le rythme réel des enfants, j'étais loin d'imaginer qu'il était à ce point aux antipodes.

    Premièrement, je ne sais pas comment l'éducation nationale réussi à tirer quelque chose le matin de petits tirés du lit et pressés par les parents pour commencer une journée à 8h30 mais pour ce qui est de ma marmotte, il est très compliqué de la mettre au travail avant 9h30 bien, bien, bien tassées. Elle est beaucoup plus encline à faire fonctionner sa cervelle en fin de matinée et début d'après midi. L'IEF nous a permis d'en prendre compte et  d'avoir un temps de travail fluide et plaisant.

    Ensuite, il parait évident que le temps passé à faire l'instruction à la maison est loin, loin du temps que les enfants passent à l'école. En 1h30 quotidiennes, on abattait une quantité de travail vraiment très importante. ce qui par conséquent m'amène à bien vouloir croire les enfants qui répondent "on à rien fait" quand on leur demande comment leur journée d'école a été occupée.

    Pour finir, nous nous sommes rendus compte d'une absolue nécessité d'une grande pause hivernale où le travail a été considérablement réduit voir, à un moment, suspendu. Ayant vu passé plusieurs blogs parlant de cette pause également, j'en conclue que faire travailler des enfants après les fêtes de fin d'années est à la limite du criminel!

    A cela on peut ajouter une grande amélioration de mon rythme personnel et professionnel: plus besoin de regarder la montre pendant le repas, de réveiller les petits pendant la sieste, de courir à l'école. Bref, un rythme plus agréable pour tout le monde.

    Conclusion:

    Il n'y a absolument pas match, cette année m'a absolument confirmé que même avec un temps de travail formel, l'IEF est une bénédiction pour le rythme biologique des enfants. On travaille quand leur capacité est optimale, on fait une pause ou on change d'activité quand ça décroche, on change d'horaire ou de méthode quand on veut, on rattrape plus tard quand il y a un petit virus... bref. je ne suis pas surprise que quand des études mettent les deux face à face, l'IEF supplante allègrement l'école.

                                             La socialisation/sociabilisation

    J'en avait déjà fait un long article, la "coupure" avec les copains était LE point qui nous a le plus retardés dans notre prise de décision. Je ne sais pas si c'est le cas pour tous les IEFeurs, mais pour notre part, la vie sociale des filles (et la notre, par conséquent) est devenue beaucoup plus riche et intéressante:

    - Un grand réseau; Le réseau Nonsco Bourgogne est vaste et très actif. Des membres ont même créée une association proposant des activités et sorties éducatives en groupe et mis en place un calendrier de journées de rencontres libres hebdomadaires. Ce sont en moyenne une vingtaine d'enfants qui se retrouvent au moins une fois par semaine, les filles se sont fait des amis dans ce "petit" groupe qu'elles retrouvent avec plaisir.

    - Des voisins et des copains à proximité aussi bien scolarisés que non sco.

    - Des activités "périscolaires" auxquelles Fée a plus d'énergie pour se consacrer.

    - Du temps avec nous, dans nos activités associatives comme dans notre quotidien.

    Conclusion:

    Non, elles ne voient pas des dizaines d'enfants 5 jours par semaines (dans des conditions particulières (on rappellera que les normes d'espace par élèves à l'école sont les mêmes que celles des poulets fermiers (un tout petit peu moins de 2m² par individus.

    Le temps du bilan

    un enfant étant un peu plus gros qu'un poulet. En principe.) et que le temps libre en espace extérieur est plus conséquent pour les détenus que pour les élèves. jdçjdr)), mais les rencontres et les interactions sont de largement meilleure qualité. Plus spontanées, plus libres, plus choisies. Encore un point de plus pour lequel nous ne regrettons pas l'IEF.

                       Le long terme

    Quand nous avons déscolarisée Fée, elle était dans un état catastrophique... Perte de poids, énurésies nocturnes, maux de ventre, début de bégaiement, hurlements tout les matins dans les vestiaires, défiance envers les autres. Les maîtresses m'assuraient qu'elles ne voyaient pas de problèmes à l'école ce qui m'a pas mal culpabilisée sur un éventuel problème à la maison ce sur quoi on s'est pas mal focalisés au début. Fée, elle, nous a réclamé l'école à la maison quand nous avons évoquée cette possibilité en la voyant sombrer de plus en plus (bonjour le retournement de cerveau). Ce fut donc toute une joie pour elle quand nous avons pris notre décision. En revanche, j'avais peur de ce qu'il en serait pour le long terme. Si elle ne finirait pas par s'ennuyer et réclamer de retourner à l'école.

    Pour être honnête c'est arrivé pendant ce fameux "foirage de décision pédagogique" et temps de réadaptation, soit début octobre... Dans ma tête à la base de la décision, je m'étais dis que si elle voulait retourner à l'école, ça ne me poserait pas de problème. Devant le fait accompli, je l'ai atrocement mal pris! Je l'avais vue tellement ravagée à la fin de l'année scolaire quelques mois auparavant que ça m'a fichu un sacré coup.

    On a discuté. Je lui ai expliqué qu'elle ne pouvait pas naviguer de l'un à l'autre sans arrêt, que c'était elle qui avait demandé à faire l'école à la maison. Je lui ai demandé pourquoi ça ne lui plaisait plus et ce qui lui manquait de l'école:

    1. de faire des activités (remballe tes dents et ton unschooling!)

    2. ses copines (j'avoue qu'à l'époque on n'avait pas encore bien intégré le réseau et mis en place les rencontres.)

    Nous nous sommes convenues de mettre des choses en place et de nous laisser jusqu'au mois de Janvier. Si à ce moment là elle voulait toujours retourner à l'école, elle y retournerait.

    La réorganisation a été efficace car elle n'en a plus parlé.

    Quand récemment nous avons évoqué avec elle le fait de retourner au CP, il n'en était pas question. Je pense que ses petites oreilles ont traîné du côté des discussions des adultes pendant les rencontres mais elle nous a dit "qu'elle ne voulait pas passer ses journées à l'école pour encore faire des devoirs après, quand on fait l'école à la maison quand on a fini de travailler on est tranquille", peut être le fait que je la freine a aller voir les voisins en semaines scolaires en lui expliquant que son copain est surement fatigué de sa journée d'école et qu'il a probablement encore des devoirs à faire. Aussi. Bref, elle s'est faite son opinion.

    Pour ce qui est des points sur la santé, la confiance et le relationnel, c'est le jour et la nuit! Il a fallut du temps, elle s'est réparée doucement mais le fait de rester à la maison lui a clairement été bénéfique. Aujourd'hui nous la retrouvons comme elle était avant sa scolarisation: imaginative, avenante, curieuse, avec son bon petit caractère de cochon...

    Conclusion:

    Il faut tenir le cap et se laisser du temps!

    Bilan

    Le bilan est donc très positif, surtout sur la fin de l'année! Passer de l'école à l'IEF c'est un sacré changement, ça bouscule les habitudes et ce que l'on pensait acquis. Au final c'est une redécouverte des uns et des autres.

    Passée la petite charnière de réadaptation et de mis en place, l'IEF a permis:

    - à Fée de se sentir mieux et de réintégrer pleinement sa place à la maison et donc d'améliorer notre équilibre familial,

    - de remplir notre vie de façon plus riche,

    - de prendre encore un peu plus confiance en moi, en mes capacités de maman (même si j'ai perpétuellement le sentiment de pouvoir mieux faire) et d'affirmer mes convictions

    Par conséquent, on continue!! Mieux organisés, mieux rodés, mieux informés!

     

    En ce qui nous concerne, le passage à l'IEF n'a pas été un immense chamboulement. Je n'ai pas eu besoin de changer de métier ou de le quitter, nous n'avons donc pas eu de perte de revenus, nous avons commencé en douceur avec une seule enfant en IEF (et même pas en âge d'obligation scolaire, donc sans la pression de l'inspection pour cette première année)... Si vous voulez d'autres témoignages avec plus de changements familiaux, plus d'années d'expériences, c'est par ici:

    Chez Poule ou Coq

    Chez Echappés du Bocal

    Chez Oumzaza

     

     

     

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  • Les histoires d’assistantes maternelles spoliées et humiliées par les parents employeurs et/ou l'administration, on en a tou.te.s entendue au moins une. On s'offusque de ce genre de situation mais on a toujours l'impression que ça se passe loin.

    Aujourd'hui, ce genre d'histoire se passe au sein de ma famille et on l'a vraiment en travers de la gorge.

    Jocelyne

    C'est ma maman. Auparavant coiffeuse, elle avait décidé il y a 3 ans d’arrêter cette profession pour exercer celle d'assistante maternelle agréée. D'une part parce que découvrant ce metier à travers mon expérience elle pensait y trouver un épanouissement personnel, d'autre part parce que la coiffure l'obligeait à travailler les week ends et, étant tous partis de la maison et ne revenant que ponctuellement en fins de semaines, elle ne pouvait ainsi pas profiter de notre présence, le métier d'a.m.a lui permettait d'avoir ses week end disponibles pour profiter de ses enfants et petits enfants.

    L'A.M.A que beaucoup de personnes cherchent

    Jocelyne est une personne douce avec les enfants, droite avec les parents employeurs, pendant ses trois ans elle a exercé sa profession avec rigueur et beaucoup d'investissement personnel. 

    Jocelyne, c'est cette nounou qui a une grande maison lumineuse où les enfants disposent d'une pièce pour eux avec des jouets de qualité, intégrée à la vie de la maison. Un grand jardin, la campagne, un potager, de la cuisine maison.

    C'est la nounou qui fait de nombreuses activités manuelles avec les enfants, qui les emmène au RAM, à la piscine (sur ses deniers personnels et sans rien demander aux parents), en sorties. Qui va régulièrement à la ludothèque pour emprunter de nouveaux jeux.

    Chez elle, comme chez nous tou.te.s, l'accueil est familial et il arrive que l'on confie les enfants un court instant à une personne de la famille, pour accompagner un autre aux toilettes ou faire réchauffer un repas, afin de ne pas les laisser sans surveillance tout en évitant de les couper dans leurs jeux pour nous suivre au nom de la sécurité. C'est ce qu'elle faisait.

    C.

    C. était l'un des premiers bébés qu'elle a accueilli. C. s'est rapidement révélée être une enfant "compliquée" à mesure qu'elle grandissait: d'abord agressive avec son petit camarade du même âge accueillis en même temps qu'elle, puis très casse cou et se mettant en danger. C. c'etait cette enfant turbulente, mais quand même attachante, qui saute partout et se fait mal, chez l'A.MA mais aussi chez les parents.

    Là aussi on l'a tou.te.s eu au moins une fois dans notre carrière cet enfant qui a une plus petite conscience du danger que les autres et revient chez nous ou rentre de chez nous régulièrement avec un nouveau bleu ou écorchure malgré la vigilance des adultes. La plupart du temps ça ne porte pas à conséquence, d'ailleurs la plupart du temps, ces enfants ne pleurent même pas quand ils se font mal et il faut leur courir derrière pour faire un soin. C. c'était ça.

    Mais quand il n'y a que ça, on le gère, avec bienveillance, en expliquant aux parents, parfois en faisant part de nos difficultés avec le.la référent.e du RAM. C'est ce qu'a fait Jocelyne. Seulement, dans cette histoire, il n'y avait pas que C. qui était compliquée.

    Les parents de C.

    Là par contre ce sont les parents qu'on n'a pas du tout envie d'avoir en tant qu'employeurs: problèmes de paiement des congés payés, retards important et injustifiés, modification de l'emploi du temps sans respecter les délais de prévenance.... Jocelyne à subit beaucoup, en exprimant son mécontentement mais en restant compréhensive et arrangeante malgré tout face a ces jeunes parents.

    Pour les premiers employeurs, on a envie de bien faire et de se construire une réputation de loyauté, on est pas encore complètement aigri.e.s ou parano face aux manquements des employeurs comme on peut l'être quand on a eu la chanson plusieurs fois (hé hé! -soupir-).

    Là aussi, même si ça commence à faire beaucoup, ce sont des situations courantes de notre métier que nous sommes habitué.e.s -ou que nous apprenons selon notre degré d'expérience- à gérer avec professionnalisme.

    Jusqu'ici, donc, les A.M.A ne peineront pas à reconnaître des situations vécues, pénibles, mais pas trop graves.

    Pas de remise en question

    Là où la situation se corse, c'est que les parents de C. n'avaient aucune remise en question que ce soit de leurs agissements ou de ceux de leur fille. Comme je l'ai précisé auparavant, C. était parfois très agressive envers E. le deuxième enfant accueilli par Jocelyne, situations de griffures et morsures que cette dernière tentait pour le mieux de contenir et dont elle avait fait part à la référente du RAM et aux parents pour trouver des solutions. Hors, quand E. à commencé à se défendre et retourner ces même agissements contre C. les parents de C. ont exprimé un fort mécontentement, prenant à parti les parents de E. qui ont même envisagé de changer d'A.M.A face aux situation d'accusation dont leur fils faisait l'objet. Jocelyne les a défendus rappelant a ses parents les agissements de C. envers E., les tentatives pour faire cesser cette situation et leur propre inaction face à cela. A l'époque de ce clash en Décembre dernier, exaspérée par l'accumulation, Jocelyne a envisagé de rompre le contrat. Hors face à une maman en larmes dont elle se rendait compte qu'elle mettait dans l'embarras étant donné la pénurie d'A.M.A et pensant également au bien-être et à la stabilité affective de C., Jocelyne a préféré passer outre et continuer en mettant les choses au clair avec les parents. La situation s'est arrangée quelques temps.

    Perturbations

    Mais depuis quelques mois, le comportement de C. avait régressé, elle etait redevenue agressive, elle recommençait à se mettre en danger (tentant de passer par dessus les barrières de sécurité des escaliers, sautant du haut des fauteuils...) nécessitant une surveillance stricte malgré laquelle elle parvenait à se blesser légèrement. Rien de plus, néanmoins, que de petites écorchures et petites marques comme peuvent s'en faire les enfants.

    Comportements que Jocelyne mettait sur le compte de plusieurs perturbations dans la vie de la petite fille: l'arrivée d'une petite cousine dans la famille la privant de l'exclusivité de l'attention que procure le statut de premier enfant, et la préparation du mariage de ses parents qui manquaient par conséquent, de leur propre aveu face aux signalements des problèmes, de disponibilité pour elle...

    La rentrée de C. à l'école était proche, Jocelyne avait décidé de tenir le coup jusque là.

    Accusation

    Jusqu'au soir, il y a quelques semaines, où les parents vinrent la rencontrer extrêmement mécontents, expliquant photo à l'appui, qu'ils avaient découvert une  marque sur les fesses de leur enfant et que la petite aurait dit que nounou lui avait donné une fessée. Ce fût pour Jocelyne la goutte d'eau qui fit déborder le vase et, de colère face à cette accusation dont elle se défendit et se défend toujours, elle les renvoyât en leur signifiant sa démission. 

    Engrenage, mauvaise foi, pression, falsification des témoignages.

    Il ne s'est pas passé beaucoup de temps avant que Jocelyne reçoive un courrier de convocation à la PMI pour information préoccupante à son encontre. 

    Comme ils le lui avaient dit, les autres parents employeurs avaient été interrogés par la puéricultrice de secteur et, bien qu'ayant pris son parti évoquant leur grande satisfaction vis à vis de l'accueil de leurs enfants, leurs témoignages semblent avoir été modifiés pour être à charge contre Jocelyne (formulations vagues et plutôt néfastes concernant le caractère familial et "nature" de l'accueil alors que ces points avaient été abordés de façon positive par les parents), un couple de parent faisant même état de pression de "l'interrogatoire" pour orienter leur propos en défaveur de Jocelyne.

    Jocelyne n'a par ailleurs pas été reçue par la puéricultrice pour donner sa version des faits avant l'envoi par cette dernière de son rapport au médecin de la PMI donnant lieu à la convocation durant laquelle, chargée par un dossier aux témoignages orientés contre elle, avec une photo de la marque qui n'était pas la même que le soir où les parents étaient venus l'accuser, sans trace de constatation physique de la blessure par un médecin assermenté et malgré ses explications des faits et précédents avec C. et ses parents et des actions menées pour trouver des solutions,

    Jocelyne a été accusée de maltraitance,

    Puis de ne pas savoir s'occuper de plusieurs enfants à la fois,

    Puis de ne pas savoir réagir face à une situation difficile,

    Puis de se décharger de sa responsabilité sur le comportement de C. et de ne pas prendre la mesure de la gravité des faits,

    Et enfin de ne pas avoir donné de soin a un hématome qu'elle avait constaté quand bien même elle s'était défendu d'avoir constater le moindre "hématome" nécessitant soin sur l'enfant pendant ce fameux jour d'accueil.

    En clair, l'affaire était jugée avant même que Jocelyne ai eu la possibilité de se défendre ou de fournir une explication.

    Cette semaine, elle a reçu une notification de passage en commission en septembre pour statuer sur la réduction de son agrément dans le meilleur des cas, sa suppression dans le pire des cas.

    Injustice

    Si la vive réaction des instances face a une accusation de potentielle maltraitance est louable, il est anormal que seule Jocelyne ai eu à subir cette accusation et qu'aucune présomption d'innocence n'ai été appliquée, qu'elle n'ai pas pu apporter sa version au dossier avant la convocation à la PMI, qu'il n'y ait pas eu de confrontation en terrain neutre avec les parents, qu'aucun témoignages des collègues de Jocelyne ne soit pris en compte, qu'il n'y ai pas eu de constatation victimologique de ladite blessure...

    Non, la vérité ne sort pas toujours de la bouche des enfants, surtout au début de la parole et avant quatre ans âges ou le développement psychologique ne leur permet pas de faire la différence entre la réalité et l'imaginaire et où il leur arrive de transférer à eux même des situations vues en vrai, dans un livre, dans un dessin animé où d’interpréter des paroles d'adultes en les extrapolant avec leur imaginaire d'enfants.

    Nous avons tou.te.s eu des propos bizarres de la part des enfants accueillis ou de nos propres enfants. Personnellement en 6 ans j'ai eu des "mon papa il picole" (des bêtises pour se faire rire entre adultes pendant un repas le week end) "mon cousin m'a tapé avec un bâton" (combat d'"épées" qui avait dégénéré), "quand je suis pas sage je vais dans une maison avec des monstres" (transposition d'un dessin animé), je passerais sur les affirmation de découverte de dragon, d'apprivoisement d'animaux en tout genres ou de morsures de serpents ou de chiens racontées avec beaucoup de conviction par les enfants... Et ma fille m'a même accusée auprès de son oncle, après s'être fait prendre à le dire, de dire "tu m'*mm*rd*s!" à mon mari alors que je ne suis vraiment pas du genre à dire des gros mots encore moins à l'encontre des gens, à fortiori de mon mari pour qui j'ai le plus grand respect (même quand on se fâche!)...

    Sans aller jusqu’à dire qu'il ne faut pas prêter attention aux propos des enfants, il faut avoir l'intelligence de faire la part des choses. Un enfant qui va mal et/ou subit des maltraitance n'a pas que des symptômes physiques et l'absence de traces physiques ne garanti pas non plus l'absence de maltraitance, les premières séquelles en sont psychologiques et se traduisent par le comportement. Un enfant qui n'est pas bien chez son A.M.A, a fortiori dans un cas de maltraitance, n'est pas heureux d'y aller comme l'était C. lorsqu'elle allait chez Jocelyne et même si l'accusation émanait d'eux, le comportement de C. décrit par Jocelyne lors de l'entretien avec le médecin référent aurait dû également, par soucis d'impartialité, donner lieu a une enquête du côté des parents avant que l'affaire soit jugée, et quasiment classée,de la sorte.

    Cette affaire montre qu'une fois de plus dans ce genre de situation,

    La présomption d'innocence des A.M.A est niée.

    Que le premier à se plaindre gagne.

    Que par conséquent la porte est ouverte à n'importe quels parents peu scrupuleux d'accuser leurs A.M.A de tout et n'importe quoi pour licencier pour faute grave et ne pas avoir à payer les fins de contrat, par exemple. Voir de faire passer sur le compte des A.M.A la maltraitance qu'ils font subir à leurs propres enfants (de fait, absolument rien ne prouve que ce n'est pas le cas dans cette histoire).

    Que notre profession n'est pas protégée par celles et ceux qui sont pourtant nos interlocuteurs priviliègiés.

    Et ça pourrait arriver à n'importe qui.

    Je ne vous demanderais pas de signer une pétition relative à une personne dont vous ne connaissez rien et  à une situation dont vous ne connaissez qu'une version, en revanche, vous pourrez nous aider  en nous apportant vos témoignages soit dans les commentaires soit via le formulaire de contact dans la rubrique "bonjour!":

    - Si votre enfant ou l'un de ceux que vous accueillez (ou avez accueillis) est du genre risque-tout et se retrouve fréquemment avec des petits ou gros bobos malgré votre surveillance,

    - S'il vous est arrivé d'entendre de la bouche de votre enfant ou de l'un de ceux que vous accueillez (ou avez accueillis) des propos qui auraient pû être inquiétants si vous n’étiez pas assuré du bon traitement des adultes en contact avec lui et de son bon état émotionnel,

    - Si au contraire dans un contexte d'accueil de votre enfant (crèche, garderie, assistante maternelle, école, centre de loisir) ou en tant que professionnel de santé, vous avez pû constater ou avoir à vous plaindre de maltraitance envers votre (un) enfant sans trouver de réponse de la part des instances de protection maternelle et infantile,

    - S'il vous est arrivé une histoire similaire en tant que professionnel.le et quelles ont été les suites.

    D'avance merci de votre participation et de vos témoignages qui nous seront précieux.

     

     

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  • La sphère IEF est colère, très colère.

    La fin de la liberté d'enseignement?

    Rappel du contexte

    Je vous avait déjà parlé ici du projet de loi proposé par Eric de la bande Des Républicains en Avril dernier.

    Histoire de dire qu'elle fait un peu moins pire -mais que quand même, c'est pas tout à fait faux, il faudrait voir à remettre les brebis galeuses de familles, ayant l'outrecuidance d'estimer pouvoir mieux éduquer leurs enfants que ne le fait l'Education Nationale herself, dans le droit chemin de l'école de la République (d'autant qu'elles se multiplient ces bougresses. Si on laisse faire, la future génération sera capable de penser par elle même. Bonjour le désastre!)- Najat du ministère de L'"Education" Nationale (oui, bon, ben ils font ce qu'ils peuvent.) ne va pas interdire l'IEF, mais a trouvé qu'il serait judicieux de modifier le Code de l'Education par l'article 14 du projet de loi égalité et citoyenneté, histoire que tous ces gens -certainement tous hippies fumeurs de joints ou salafistes souhaitant apprendre aux enfant la meilleur façon de tricoter une ceinture d'explosifs- soient mieux contrôlés.

    Pour les familles IEF un renforcement des contrôles, par la définition du lieu et des modalités de contrôle par le personnel de l'inspection académique et par des tests relatifs au différents paliers de cycle du socle commun de connaissance, de compétence et de culture, par l'injonction de rescolarisation dans les 15 jours en cas de deux refus non justifiés des contrôles.

    Pour les écoles privées hors contrat, par un allongement du délai administratif d'ouverture et par le passage d'un régime déclaratif à un régime d'autorisation à priori.

    Si l'intention est louable (laissons le bénéfice du doute. J'écris cet article avec du Chemical Brothers à fond les ballons dans les oreilles -c'en est à The Sunshine Underground- ce qui contribue probablement à mon calme) et que n'importe quel citoyen ne connaissant ni de prés ni de loin l'IEF et ses modalités (ainsi que devaient probablement l'être la majorité des députés présents au vote de ces amendements hier. Nous y reviendrons.) n'y verra qu'un bon sens salutaire, les réalités sont tout autre.

    1. En ce qui concerne les Ecoles Hors Contrat, avec le système déclaratif actuel, les contrôles annuels sont dans la législation (quand un enseignant du publique ou privé sous contrat n'est contrôlé que tout les 5 ans en moyenne et peut refuser les contrôles sans se voir inquiété) ainsi que la facilité de fermeture de l'établissement s'il s'avérait un cas de défaillance éducative, d'insalubrité ou de pratiques contraires aux bonne mœurs ou aux valeurs de la République (jeee... m'abstiendrais de balancer tous les articles de témoignages de maltraitance, d'établissement insalubres, d'actes de pédophilie le tout dans des établissements de la République, il n'y a qu'a faire une recherche chez l'ami Google, je ne parlerais pas non plus du taux d'illettrisme croissant chez les jeunes issus des écoles de la République. Oups, j'en ai parlé. bref).

    Qu'en sera t'il avec un régime d'autorisation préalable? Il y a certainement des tas de gens qui peuvent sembler bien sous tout rapport et inspirer confiance pendant les 6 mois d'instruction de l'autorisation et se révéler être les pires individus une fois les enfants sous leur giron. Une fois qu'on aura légalement autorisé l'ouverture d'une école qui se révélera défaillante à postériori, comment fera t'on pour la faire fermer? La question ne semble pas avoir de réponse pour le moment (encore quelqu'un qui n'avait pas dû penser à tout au ministère.)

    2. En ce qui concerne l'IEF, les contrôles existent déjà. De deux sortes, un contrôle de l'instruction par l'inspection académique de l'éducation nationale par an, un contrôle de la mairie du lieu de domiciliation de la famille pour vérifier les conditions de vie de l'enfant tout les deux ans. La possibilité d'injonction de rescolarisation face au refus des contrôles existe, la possibilité d'enquête sociale face a suspicion de maltraitance existe également.

    Actuellement, donc, nous sommes déjà contrôlés, assez rigoureusement, mais nous avons la loi de notre côté pour prévenir les abus. Malgré cela, des abus, il y en a quand même à l'heure actuelle:  des conditions d'examen de 3 heures en salle pour des enfants de CP, la séparation des enfants et des parents pourtant illégale (seule l'ordonnance d'un juge le permet, ce que n'ont, évidemment pas, les personnes en charge des contrôles), tests imposés (parfois par la ruse en envoyant les parents chercher un truc) malgré le refus des parents ou totalement en inadéquation avec les choix pédagogiques des familles... Les témoignages ne manquent pas.

    J'ai peur de ce que ça va être maintenant qu'ils auront toute latitude..

    Les tests, parlons en! Cela va à l'encontre de la liberté du choix d'enseignement et des choix pédagogiques des familles. En effet, si les familles refusent les tests sur leurs enfants ce n'est pas parce qu'elles ont peur que l'on découvre que les petits apprennent à démonter et remonter des kalachnikov ou qu'ils courent tout nus dans les champs avec des fleurs dans les cheveux toute la journée comme il l'a été insinué par Mme Corre, rapporteuse lors du débat, par un un "si [les familles] n'ont rien à cacher, elles n'ont pas à craindre les contrôles", mais bien parce que la plupart des familles IEF estiment d'une part que lesdits tests -dont l'echec, pouvant avoir de multiples raisons autre qu'une défaillance éducative (le stress, le fait qu'un petit de 8 ans n'a jamais eu (et n'a pas) à passer d'examen portant sur le programme d'une année entière quand les enfants de son âge ne sont contrôlés que sur une leçon à la fois, par exemple), motiverait une injonction de scolarisation- font peser le poids du contrôle sur l'enfant quand il est prévu légalement qu'il porte sur l'instruction donnée par les parents et d'autre part, que les tests, faisant office de sanction ou récompense, nuisent à l'envie d'apprendre pour apprendre pour motiver l'envie d'apprendre pour être récompensé.

    En outre, les familles IEF, ayant encore la liberté pédagogiques ont le choix des méthodes d'enseignement qu'ils donnent à leurs enfants ainsi que du rythme de l'apprentissage suivi. Certains enfants IEF vont donc être en avance sur certaines matières car passionnés par celle ci, et plus en retard sur d'autre a un moment donné parce qu'il n'y seront pas sensible et ne s'y adonneront avec efficacité que quelques années plus tard.

    Nous faisons le choix de l'IEF pour que l'instruction que nous donnons à nos enfants soit adaptée à ces derniers et donc qu'elle soit efficace dans leur construction d'adultes éclairés, épanouis et citoyens.

    Par conséquent, la volonté du ministère de nous imposer la progression du socle commun par pallier de cycle (fin CE2, fin 6ème et fin 3ème) va, je me répète, totalement à l'encontre de cette liberté pédagogique pourtant portée à la constitution. Qui plus est la position de juge et partie que prendra dés lors l'éducation nationale ne fera que renforcer la pression sur les familles et les enfants.

    On n'interdit pas l'IEF, certes, mais on va tout faire pour rescolariser un maximum d'enfant en faisant peur au familles et en demandant aux enfants IEF d'atteindre des objectifs que leurs camarades scolarisés n'atteignent bien souvent pas.

    Comment on en est arrivé là?

    Plusieurs points sont soulevés:

    La crainte de la radicalisation. Comme je l'avais précisé sur mon précédent article sur le PPL Ciotti, TOUS les terroristes ayant sévis ces dernières années sont issus d'écoles de la république. C'est bien la preuve que l'IEF est à craindre. On parle également de certaines écoles privées hors contrat qui seraient sous l'emprise de salafistes, au conditionnel puisque étonnamment, on ne dispose d'aucun chiffre précis (les ragots de comptoir, valent autant). De plus si de telles écoles existent, pourquoi toutes les dispositions légales ne sont pas prises pour les faire purement et simplement fermer plutôt que d'enquiquiner tous les autres? ("Ha tiens, on n'y avait pas pensé non plus à ça!").

    L'augmentation des ajournements et procédures par les familles IEF face aux modalités de contrôles. En gros on nous reproche de connaitre la loi, alors même que nul n'est censé l'ignorer mais qu'il semblerait que ce soit le cas de ceux qui nous administrent, et de défendre nos droits face à des modalités de contrôles abusives comme ayant pu être décrite précédemment. En somme, "ça nous fait ch**r que vous connaissiez mieux la loi et vos droits que nous donc du coup on va modifier tout ça à notre avantage! nananèreuh!"

    L'augmentation fulgurante des familles non ou dé scolarisantes, mais ne remettons surtout pas en cause les résultats catastrophiques de l'école de la République ni les conséquences des réformes. Puisqu'on vous dit que ce sont tous des hippies, des salafistes ou des bourgeois catholiques!

    Non, rien de plus précis dans les textes officiels. Il faut croire que tout va tellement mieux qu'il y a du temps à perdre sur les 25 000 enfants instruits en familles et qui s'en portent bien.

    Et donc?

    Et donc les familles et associations IEF ou promouvant la liberté d'instruction se sont mobilisées fortement, se regroupant en fédération, interpellant par courrier ou de visu leurs députés pour que l'assemblée vote contre cet amendement.

    Ce mouvement avait réussi à faire adhérer l'opinion de 203 députés qui avaient votés 19 amendements contre cet article.

    Remplis d'espoir, nous espérions que le taux d'absentéisme légendaire à l'hémicycle joue en notre faveur.

    Hors hier aux alentours de 20h ce sont seulement 49 députés sur 577 (une soixantaine étant effectivement présents, ayant l'air de se demander ce qu'ils faisaient là et de quoi ils parlaient au juste. Les autres devaient avoir barbecue, avec l'été qu'on a il faut profiter du beau temps) qui ont émis leurs voix au sujet de cet article 14: 32 voix pour, 17 voix contre (je me joins aux autres bloggers pour exprimer ma gratitude envers ces députés qui, en plus de voter en faveur du respect de la liberté, ont eu de lucides et brillantes interventions tout au long du débat.).

    Pour une modification de loi allant à l'encontre d'une partie majeure des valeurs de la république qu'elle prétend défendre, la liberté et contre le droit constitutionnel.

    La ministre, elle devait avoir manucure puisqu'elle n'était pas non plus présente.

    On a de quoi être fumasses.

    Et maintenant?

    Maintenant, on continue! Aprés les députés, les sénateurs, les potentiels candidats aux élections, nous continuerons à les interpeller pour leur montrer les réalités de l'IEF et les modalités légales déjà en place!

     

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